L’éruption débutée le 13 février se poursuit, toujours au niveau du même cône éruptif situé à la base sud-est du cône sommital, vers 2000 m d’altitude. Ce cône se referme progressivement, ce qui explique pourquoi il n’y a plus beaucoup de projections qui dépassent : le spectacle n’est plus vraiment là !
Dans la nuit du 3 au 4 mars, la lave a franchi le Cassé des Grandes Pentes, alimentée par un tunnel de lave assez robuste qui forme un nouveau bras de lave, au sud de celui du début de l’éruption. Pour le plus grand bonheur des réunionnais puisque l’éruption est désormais aussi visible depuis le Grand Brûlé !
Ce bras de lave n’a pas progressé par l’intermédiaire d’une coulée unique, mais bien par diverses coulées éphémères alimentées par le tunnel progressant vers l’aval, ce qui explique pourquoi l’avancée du front le plus bas n’a pas été linéaire (entre 5 et 38 mètres par heure). Ce matin, il se situait vers 325 mètres d’altitude, à environ 1 km de la route nationale et 1,8 km de l’océan. Si sa vitesse demeurait stable (~20 m/h), on pouvait ainsi imaginer la coulée arrivée sur la route durant le weekend…
Oui, mais voilà, pour que le front de lave avance, il faut un débit assez stable dans le tunnel. Et ce matin, vers 9h, une brutale baisse du débit a entraîné l’arrêt de ce front principal ! Des bras de coulées secondaires demeuraient actif un peu en amont, mais cette activité semblait assez mineure…
Alors, à suivre !
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Sources et photos : Laurent Perrier, OVPF-IPGP, Dave Pro, Wilfried Prigent, Réunion la 1èere, Willy Passion photo
Ludovic Leduc, pour Objectif Volcans
